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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/315

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LA PIÈCE CURIEUSE.


Durut donna ses ordres à la musique pour que le sixième morceau fût émoustillant, et le septième tout ce qu’il y avait de plus vif.

Enfin, dès que les servants des deux sexes furent libres, elle leur fit porter à la ronde des tasses d’un bouillon confortatif pour les cavaliers ; des glaces et d’autres rafraîchissements pour les dames ; des pâtes et confitures, des fruits échauffants, des diabolini, des bonbons et pastilles à l’ambre. L’heureux quadrille était bien éloigné d’avoir l’air de remplir une tâche. La gaieté la plus folle prouvait à quel point chacun était sûr de soi. Loin que les entr’actes fussent prolongés, on avait peine à leur donner une durée raisonnable : chaque chevalier, attaché de bonne heure à sa nouvelle dame, pressait, lutinait et la forçait enfin à combler un importun désir.

C’est ainsi que le quart frappant, toutes ces dames, comme si on avait donné le signal, furent couchées : madame de Troubouillant sous Bellemontre ; madame de Cognefort sous Foutencour ; madame de Bandamoi sous Mâlejeu ; madame de Con-

  II.
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