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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/312

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LES APHRODITES


vagance à troubler une fête qui va le mieux du monde.

Le Comte. — Mais j’abandonne mon pari, j’ai perdu !

Madame Durut. — Vous avez affaire à des gens trop délicats pour qu’ils consentissent à s’approprier une somme cédée. D’ailleurs, que sait-on ? Peut-être (Elle souriait au prince à part.) ne rempliront-ils pas les conditions de la gageure, et vous gagneriez ; ce serait toujours une petite consolation…

Le Comte. — Eh ! que mes mille louis aillent à tous les diables !… Tenez !… (C’était dans ce moment que Foutencour obombrait la baronne.) voyez avec quel calme ces monstres me distillent l’outrage…

Le Prince. — Mais quelle fureur aussi de demeurer cloué sur l’objet qui vous assassine…

Le Comte. — Je n’y tiens plus ! (Il avait envie de rouler son billet et de le jeter dans la salle, comme avait fait le prince pour avertir madame Durut.)

Madame Durut (l’arrêtant). — N’en faites rien ; l’avis que vous donneriez ainsi de votre présence serait absolument inutile. Je