Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/306

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
124
LES APHRODITES


ment accueilli par madame de Troubouillant Pinefière étonna madame de Cognefort qui, n’ayant pas l’honneur de le connaître et ne voyant qu’un blanc-bec, avait mis à son début certain air de demi-intérêt qu’un moins bon enfant aurait pu prendre en mauvaise part. Mais comme bientôt il parut digne qu’on déployât avec lui tous ses talents, la chère dame se mit à le travailler en maîtresse. Quant à l’arrangement dont il s’agissait entre la petite duchesse et Boutavant, il y eut bien d’abord quelque difficulté. La duchesse prétendait que le pari, comme affaire d’argent, ne l’intéressait pas assez pour qu’elle se laissât estropier ; qu’ainsi elle ne pouvait affronter l’énorme outil de ce monsieur. La contestation fut assez vive pour que les maréchales, Célestine et Fringante, fussent obligées de connaître du cas. Célestine emporta d’emblée les trois quarts de la peur de la duchesse en lui rappelant que, huit jours auparavant, elle avait subi dom Ribaudin[1],

  1. Un très-recommandable ex-abbé de l’ordre de Cîteaux, à qui la Révolution a tout fait perdre, excepté son terrible mérite, avec lequel il se console, où il peut, des étranges malheurs arrivés à ces bons descendants de saint Bernard.