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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/304

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LES APHRODITES


frayant, même chez les Aphrodites, a pu se loger tout entier. Le marquis de Bellemontre est aux pieds de la petite duchesse : “ C’est du plus loin qu’on se souvienne, marquis ! lui dit-elle avec une mine charmante ; fais-le-moi baiser… (Il obéit.) On doit bien cette petite amitié aux gens qui reviennent de voyage. „ Le reconnaissant marquis prend pour lui la leçon, et jette gaiement à son tour un baiser sur le bijou rosé de sa championne. À l’instant même il la traite encore mieux. Foutencour est en présence avec madame de Pillengins ; elle s’est saisie du braquemart, du plus loin qu’avec ses grands bras elle a pu l’atteindre ; en se soulevant en arcade, elle se l’est planté avec un emportement bien aussi flatteur que de jolies phrases.

En même temps Mâlejeu tombe avec admiration dans les bras de milady Beaudéduit. “ Ne vous pressez pas, lui dit-elle, après lui avoir laissé le soin de l’enfilade, je mourais d’envie de vous avoir… Laissez-moi le temps de vous goûter un peu. Nous n’arriverons pas pour cela plus tard que les autres au but ! „ Le tout en remuant si