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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/301

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LA PIÈCE CURIEUSE.


Fringante soit à Célestine deux feuilles de vigne entre lesquelles doit se trouver la preuve recueillie de l’outrance de chaque prouesse. Les pages s’approchent pour aider les dames à se lever, et les conduisent de même, pour l’objet de la toilette, chacune dans la retraite qui lui est destinée… Tout cela s’est fait avant qu’un premier morceau de musique, vivace et court, soit achevé. Cependant, tandis que le bonheur pleuvait dans le temple du plaisir, un malheureux, c’était le comte, s’était évanoui, n’ayant pu soutenir le supplice de voir son Eulalie se résignant, avec la sérénité d’une déesse qui s’endort, aux transports de l’adorable Pinefière. Le prince, à qui l’accident de son adversaire ne cause guère moins de frayeur que d’embarras, a pourtant la présence d’esprit d’écrire avec son crayon : “ À nous, Durut ! „ sur une carte de visite qu’il lance dans l’arène à travers l’une des visières de la loge. Cette carte est ramassée, Durut sort, mais tous les acteurs sont dans ce moment occupés de se préparer pour leur seconde accolade, et l’éclipse de Durut ne changera rien à l’exécution des sept sacri-