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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/300

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LES APHRODITES

Le Prince. — Sortons plutôt…

Le Comte (éperdu). — Non, je demeure… et j’en mourrai.

C’est dans ce moment que les couples de champions s’étant arrêtés devant leurs avantageuses respectives, chaque page se hâte de mettre une dame absolument à nu, et que chaque demoiselle en fait autant à un cavalier. On observera que, comme exprès, l’avantageuse de la baronne de Vaquifout était précisément la plus proche des yeux du comte délirant. Une pendule placée sur l’autel sonne. Au premier coup, les sept Vénus sont abattues sous les sept Mars : à l’instant chaque boute-joie s’est enfoncé. La foudre du plaisir gronde, c’est-à-dire les soupirs, les baisers, les accents ! mais à peine l’œil faisant la ronde pourra-t-il donner un instant à chaque groupe, tant est prompt ce fougueux début… Le timbre de la pendule retentit encore que déjà la première couronne est enlevée. Les vainqueurs s’enfoncent aussitôt dans les retraites au-dessous des loges. Là chaque demoiselle va purifier un de ces messieurs, après avoir préalablement remis soit à