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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/30

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LES APHRODITES


obéir, quand vous exigez qu’on ménage votre modestie.

La Duchesse (allant et venant). — Monsieur le comte, monsieur le comte !… (À madame Durut.) Mais vous m’avez entendue et vous êtes là encore ! Allez donc ! ordonnez donc ! on veut me faire devenir folle aujourd’hui ! En vérité, madame Durut, vous remplissez très-mal, je dis très-mal, les devoirs du poste que vous occupez ici.

Madame Durut, qui par malice ne s’était pas pressée, va enfin servir l’impatience de cette femme altière ; mais en s’éloignant elle fait une mine d’irrévérence et presque de mépris que, par bonheur, la duchesse, occupée de se regarder dans une glace, ne peut apercevoir.

La Duchesse (seule, toujours agitée, se lève, s’assied, fredonne un air, soupire avec oppression, et tire enfin avec vivacité le cordon d’une sonnette. Un jockey paraît.)

Le Jockey[1]. — Qu’y a-t-il pour le service de madame ?

  1. Le Jockey. — ébauche d’un joli subalterne, timidité, petits moyens. — Chez madame Durut, quiconque fait le service domestique est tenu à d’autres complaisances encore. On en avertit une fois pour toutes le lecteur, afin qu’il accorde à ces êtres en sous-ordre un peu d’intérêt.