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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/299

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LA PIÈCE CURIEUSE.


plus calme. Mais lorsque, le tour s’achevant, on revient de son côté et qu’une figure dont le profil et l’ensemble lui ont causé tant d’agitation s’avance et présente la face, le saisissement du malheureux étranger redouble…

Le Comte (à lui-même). — Funeste imagination !… Si cette femme (la baronne de Vaquifout) n’était pas aussi grande,… je jurerais… Mais ce ne peut être elle… Pourtant… (Elle est plus près.) Oh ! c’est elle !… c’est bien elle !… Si mes yeux pouvaient la méconnaître, mon cœur,… ce cœur déchiré, ne me confirmerait que trop ce dont ils voudraient douter…

Le Prince. — Il n’est pas très-poli, cher comte, de vous faire observer que vous extravaguez… À qui en avez-vous donc ?

Le Comte. — Eulalie ! prince… (Il paraît absorbé.)

Le Prince. — Mais paix donc ! Savez-vous que, sans la musique, on vous aurait entendu ! Si nous sommes ici, nous devons du moins y être dans le plus grand incognito.

Le Comte (du même ton). — Eulalie !… où et dans quelle circonstance le sort la rend-il à mes vœux ?