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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/280

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LES APHRODITES


former l’entrée principale. Au-dessus de ces espaces inférieurs tournait un cercle de loges pareilles à celle où nous étions, et desservies par un corridor de deux pieds et demi.

“ Tout le long de la haie d’ifs régnait un trottoir de cinq pieds, recouvert d’un drap jaunâtre, tirant sur le gris, qui faisait merveilleusement l’effet du sable. Au milieu de l’enceinte s’élevait, à la hauteur de dix-huit pouces, une plate-forme de dix pieds de diamètre, des bords de laquelle s’inclinait, jusqu’au trottoir, un talus rampant de verdure, aussi bien imitée que tout le reste. Au centre de la plate-forme était un petit autel antique, rond, d’excellent style, et qui, d’où nous étions, paraissait être de marbre violacé, décoré de têtes de bélier dorées qui servaient d’agrafes à des guirlandes de fleurs. Mais il me fallut bien supposer que tout cela n’était aussi qu’apparent, puisque monsieur du Bossage me prévint que le soir tout aurait changé de forme pour offrir un ordre d’architecture, un sol uni et des loges visibles. Cependant, n’anticipons point.