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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/278

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LES APHRODITES


jolie statue de génie enfant, alternativement de l’un et de l’autre sexe. Monsieur du Bossage m’étonna beaucoup lorsqu’il m’apprit que je ne voyais que de la peinture et des enfants de bois, tant l’effet de l’if, du jasmin, de l’albâtre, était frappant et naturel[1]. Un baldaquin en verre de montre, tendu de taffetas du rose le plus tendre, à pentes retroussées de gaze d’argent, couvrait cette riante enceinte. D’amples rideaux roses partaient de la calotte, et venaient se perdre en fuyant derrière cette haie circulaire que monsieur du Bossage nommait les parois intérieures du salon d’ifs. Ce maudit homme me mit au désespoir en m’apprenant encore que le baldaquin et les rideaux cachaient à nos yeux une vilaine charpente, qu’il me fit voir dans ses coupes, et à laquelle le tout était suspendu ; que ces mêmes rideaux nous cachaient de plus seize ouvertures par lesquelles entrait de tous côtés, par les bords d’un toit obtus à l’angle du fronton[2], une lumière plon-

  1. Monsieur Visard, fils et petit-fils d’historiographes des Aphrodites, était en fonction depuis très-peu de temps. (Le censeur.)
  2. Je répète ici les paroles de l’architecte : puisse-t-on les entendre mieux que moi ! (L’historiographe.)