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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/276

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LES APHRODITES


delà de certaines circonstances, de quelques solennités. Assez souvent, je ne suis pas seulement assistant libre, mais bien commandé, parce qu’il convient que je sois instruit par mes yeux, devant consigner dans les registres de l’ordre chaque fait avec tous ses détails d’une parfaite vérité. Or, j’étais ainsi de service, à l’occasion de cette gageure (entre le prince et le comte) dont il est fait mention dans le précédent numéro.

“ Afin que je puisse mieux remplir mon objet, on me confina dans une petite loge, tête à tête avec monsieur du Bossage, architecte, intendant des bâtiments et des machines de l’hospice. Il avait à la main le plan du local, et nous étions postés une heure avant le moment de la scène. Maître du Bossage, amoureux de ses conceptions, comme de raison (mais par malheur déraisonnablement babillard), me fit essuyer un récit fatigant des proportions de ceci, de cela ; en un mot, mille détails techniques qui me faisaient bâiller jusqu’aux oreilles et qui ne manqueraient pas d’en faire autant au lecteur. Il peut suffire à celui-ci