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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/270

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LES APHRODITES

Le Comte. — Je vois aussi que j’ai affaire à de redoutables antagonistes.


LES MÊMES, CÉLESTINE.

Célestine (accourant). — Allons, allons, en place ! Il est quarante-cinq minutes à la grande pendule. Je ne crois pas nécessaire de vous rappeler, messieurs, que si, au coup de huit heures, chacun de nos tenants n’a pas fait subir, rubis sur l’ongle, à chacune de ces dames, ils perdront chacun cent louis, et le prince trois cents contre monsieur le comte. Mais que si, au contraire, le le tout fait, parfait et vérifié, huit heures n’ont pas sonné, les mille louis de monsieur le comte sont…

Le Prince (interrompant). — Ce que tu serais à l’instant, si tu voulais bien me le permettre…

Célestine (avec folie). — Ah bien oui ! le moment serait bien choisi !… Au surplus, la proposition est fort aimable et vaut,… tiens !… (Elle lui donne un bon baiser.) Et à vous aussi, pauvre comte. (Elle l’embrasse de bon cœur.)