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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/267

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À QUOI BON ? ON LE SAURA.


qu’elle porte. En tout cas elle n’en impose pas, et tout au moins son fief est sous ses cotillons… Mais voilà que je me suis trompée en vous faisant ma note. (Elle se remet à compter ; ces messieurs rient.)

Le Prince (lisant). — “ N° 7, madame de… de… (Il prononce :) de Ouakifuth ! „ Voila un nom du diable ! Voyez cela, comte… Vous autres étrangers…

Le Comte (souriant et prenant le papier). — Je ne vous croyais pas Français, mon prince.

Le Prince. — Je n’ai pas non plus cet honneur, mais quand on est sorti de son pays si jeune et qu’on n’a pas cessé de vivre à Paris… Comment ce nom se lit-il ?

Le Comte (prononce) — “ Vaquifout. „ C’est un nom qui ne m’est pas inconnu. Je me rappelle d’avoir vu à notre cour un voyageur qui se nommait Wakifuth. C’était un bon gentilhomme du fond de la Courlande. Votre Altesse prononçait à l’anglaise, mais à l’allemande c’est : Vaquifout.

Le Prince. — À la bonne heure ! C’est un nom fort respectable sans doute dans tous les pays du monde, et qui, s’il n’était

  II.
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