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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/261

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À QUOI BON ? ON LE SAURA.


coupe du bonheur. Quelques agitations que puissent endurer ailleurs les membres fortunés de notre confrérie, du moins où je vous conduis ne sont-ils jamais suivis de leurs peines. Je veux que vous-même vous n’ayez pas touché le seuil de notre temple sans vous sentir délivré du poids de vos chagrins.

Le Comte. — Je n’ose l’espérer.

Le Prince. — Quant aux folies dont l’agréable spectacle va, par votre faute, vous coûter un peu cher, croyez qu’il n’y a rien là de prodigieux. Où voyez-vous donc du miracle à ce que chacun de sept hommes bien constitués ait sept jolies femmes en deux heures ?

Le Comte. — Je n’y crois pas encore. À peine y croirai-je lorsque je l’aurai vu.

Le Prince. — C’est autre chose. Quand vous parûtes incrédule sur ce point, je ne voulus pas vous démentir. Je pariai, vous acceptâtes : vous perdrez à coup sûr.

Le Comte. — Peu m’importe ; mais du moins nous verrons distinctement cette mêlée ?

Le Prince. — Tout aussi bien que du