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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/25

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C’EST TOI ! C’EST MOI !

Le Chevalier. — Adorable ! Ne me le fais pas admirer trop ; songe que je reviens d’Italie et que…

Madame Durut (sans se déranger). — Ah ! parbleu ! tu me la donnes belle ! Et quand tu ne serais pas sorti de Paris, serais-je étonnée de te voir un caprice pour ces princesses-là ? Va, va, elles en ont affriandé bien d’autres !…

Le Chevalier. — Et je n’en aurai pas l’étrenne sans doute ?

Madame Durut. — Que tu es enfant avec ta question ! Quand le cœur t’en dira, mon fils ; mais pour aujourd’hui c’est assez. J’ai sur toi des vues qui me prescrivent de te ménager. (On entend trois coups de sifflet très-vifs.) Pour le coup, il faut que je te quitte.

Le Chevalier. — Que vais-je devenir ?

Madame Durut (sonne et ouvre une porte déguisée). — Passe là dedans, tu trouveras du chocolat[1] et quelqu’un dont tu as besoin : on aura soin de toi. Nous dînons ensemble. Songe que tu es mon pri-

  1. Il n’est alors que onze heures du matin.
  I.
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