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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/244

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LES APHRODITES

La Marquise. — Cet état vaudrait beaucoup mieux que la domesticité.

Alfonse (lui baisant la main avec passion.) — Je n’en conviendrai pas, surtout en ce moment.

La Marquise (s’animant). — Savez-vous que si vous n’étiez pas fou, je me croirais obligée…

Alfonse (redoublant de baisers sur cette belle main). — Que vous reviendrait-il de me perdre ? (Il jette rapidement un baiser sur la bouche de la marquise, et tout de suite, par-dessus le lit, un autre baiser à l’endroit sous lequel est le plus sacré de ses charmes.)

La Marquise (assez doucement). — Eh bien, eh bien ! quelles manières sont-ce là ?

Alfonse (hors de lui). — Voilà ma folie, madame !

La Marquise. — Comment, votre folie ? d’insulter les femmes, d’oublier ce que vous êtes, ce qu’on est ?

Alfonse (avec délire). — C’est un démon que je porte en moi !… (Ne tenant plus la main de la marquise que d’une des siennes,