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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/239

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AH ! LE BON BILLET.

Alfonse (tendrement). — Je n’ai, je vous jure, aucun dessein de vous offenser…

La Marquise (émue). — Comment ! encore ! vous continuez à me regarder comme un fou !

Alfonse. — C’est que je le suis, madame.

La Marquise (à elle-même, ne pouvant s’empêcher de rire). — Eh bien ! on voulait faire faire à Durut une belle acquisition !

Alfonse. — Ma folie n’est pas d’une espèce dangereuse ; d’ailleurs, elle ne me prend que par moments. (Il fait un mouvement comme pour jeter les bras autour du corps de la marquise. Elle a marqué quelque effroi ; cependant elle ne sonne point.)

La Marquise. — Écartez cette chiffonnière… (Il obéit.) Mettez-une chaise là,… plus près… Bon,… placez-vous. (Il hésite.) Soyez assis, vous dis-je. (Alfonse assis, mais décontenancé, paraissant mal à son aise, regarde avec distraction du côté de la porte.) Qu’examinez-vous avec cet air distrait, égaré, quand vous devriez comprendre que j’ai quelque chose à vous dire ?

Alfonse. — Cette porte, madame…

La Marquise. — Eh bien ! quoi, cette