Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/236

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
54
LES APHRODITES

Alfonse. — Je n’ai plus rien à répliquer. (Hésitant.) Mais si je fais une sottise, madame voudra bien ne me donner aucun tort.

La Marquise. — Ce chocolat est brûlant… Vous êtes nouveau ici, mon ami ?

Alfonse. — Depuis quelques heures, madame, et j’étais bien éloigné… (Il feint de se troubler.)

La Marquise. — Que voulez-vous dire ?

Alfonse. — Rien, madame ; j’allais oublier que je dois répondre sans aucune amplification aux questions qu’on daigne me faire.

La Marquise. — Eh bien, je demande, j’ordonne que vous acheviez ce que vous avez interrompu… Vous étiez bien éloigné ?…

Alfonse (avec peine). — De prévoir que dès le premier moment… un état… auquel je ne me consacrais pas… sans quelque répugnance… (Il a l’air de s’être perdu dans son idée.)… m’offrirait… (Il se tait.)

La Marquise. — Vous offrirait ?…

Alfonse (avec plus d’embarras). — Des encouragements qui présagent…