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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/23

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C’EST TOI ! C’EST MOI !


vivacité. Près de la sublime crise, ils paraissent hors d’eux. Madame Durut devient presque furieuse et, faisant d’étonnants haut-le-corps, dit de ces folies que le récit ne peut que refroidir ; on les supprime pour passer à la suite de leur entretien.)

Le Chevalier (se rajustant). — On est bien aimable, ma chère Agathe, quand on sent et jouit comme toi ! Sais-tu qu’on irait au bout du monde pour trouver une femme aussi bien inspirée, aussi connaisseuse en voluptés, aussi habile à les goûter.

Madame Durut. — J’ai pourtant, comme tu vois, mes petits trente-six ans bien comptés, dont, grâce à Dieu, vingt campagnes.

Le Chevalier. — Tu peux citer avec orgueil et ton âge et tes prouesses.

Madame Durut. — Tout de bon, les hommes me gâtent un peu. La plupart de ceux qui viennent ici voudraient m’avoir, si j’en avais le temps, et me soutiennent que nombre de nos fringantes voudraient bien valoir à vingt ans ce que je vaux encore. Ma gorge, par exemple. (Elle la