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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/228

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LES APHRODITES

Madame Durut. — Je fais mon affaire de le persuader.

La Marquise. — Tu viens de m’ôter un poids de cent livres de dessus le cœur.

Madame Durut. — Votre fichu projet m’accablait, car tout l’ordre vous adore. Quatre ou cinq femmes de moins, dont vous êtes certainement la plus aimable, je ne prêterais bientôt plus une pipe de tabac sur la solidité de cet établissement.

La Marquise. — Je ne trouverais pas là-bas un foyer d’Aphrodites, un paradis terrestre comme ceci. J’avais la tête perdue. Envoie-moi, ma chère Durut, le petit Belamour. Je veux me lever, et j’ai la fantaisie d’être habillée par cette aimable créature.

Madame Durut (souriant). — Il fera tout ce que vous voudrez.

La Marquise. — Ne me défie de rien, j’ai des moments de folie.

Madame Durut. — Allons, allons, si vous avez quelque petite gaieté dans la tête, contentez votre envie… Voulez-vous quelque chose de plus conséquent que ce morveux ? Nous n’en dirons rien à Limecœur.

La Marquise. — Je compte faire à Li-