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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/223

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EH BIEN ! JE RESTE.

Madame Durut. — Voilà bien des craintes à la fois. À votre place, je prendrais le temps comme il viendra. Dans ce moment, n’est-ce pas, Limecœur vous plaît ?

La Marquise. — Beaucoup ; mais je ne prétends pas en perdre la tête.

Madame Durut. — Eh bien, profitez de sa passion. Usez votre caprice ; dès qu’il vous intéressera moins, témoignez-le-lui doucement ; définissez-lui net sur quel pied vous entendez qu’on vive avec vous, comment il vous conviendra qu’il se conduise, à quelles conditions pourrait subsister votre société… S’il ne s’accommode pas de vos plans : “ Bonjour, allez vous promener, monsieur ; je veux être heureuse à ma guise. „ Ah ! pardi ! vous ne manquerez pas d’adorateurs prêts à passer par tout ce que vous aurez la fantaisie d’exiger.

La Marquise. — Sais-tu, ma chère Durut, que tu as une excellente judiciaire ? On ne raisonne pas mieux, on n’a pas plus de sens, et personne n’est d’aussi bon conseil.

Madame Durut. — Auriez-vous tout

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