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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/204

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LES APHRODITES


comment ils se sont arrangés ensemble ; mais elle a expressément ordonné qu’on fît jour chez elle avant dix heures. L’une de nous peut y passer sous prétexte de prendre ses ordres, on saura comment son stratagème aura réussi.

Madame Durut. — Je me lève et veux lui rendre moi-même les devoirs. J’aime cette femme, et regrette sincèrement qu’elle prenne le parti d’émigrer.

Célestine. — Que veux-tu ? Paris devient si détestable.

Madame Durut. — Cela ne peut durer.

Célestine. — Et moi, je meurs de peur que cela n’aille de mal en pis… Mais dépêche-toi de voir la marquise. Tu sais que nous avons tantôt un combat en champ clos : il faut que j’aille faire préparer la lice… J’ai déjeuné ; que veux-tu, toi ?

Madame Durut. — La croûte au pot, suivie d’un verre de bourgogne,… bonjour. (Célestine sort.)