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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/202

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LES APHRODITES


mettre quatre fois à la plus délicate créature : le pauvre petit n’en a été quitte qu’à cinq heures ; il est maintenant au lit, moulu, et même avec un peu de fièvre.

Madame Durut. — Monsieur le baron, monsieur le baron ! je suis bien votre très-humble servante. Quatre louis de pension par jour sont bons à prendre, mais je ne veux point de violence dans cet asile de l’ordre et de la tranquillité ; à la porte, dès aujourd’hui !

Célestine. — Je t’en aurais priée.

Madame Durut. — Moi, garder cette bête féroce ! Il faudra le montrer ce soir pour la dernière fois. Nous lui laisserons le Pot-de-Chambre[1], qui lui en donnera sa suffisance. Un bon narcotique à la suite, et

  1. Fille inscrite qui s’est attachée à l’établissement et y sert sans gages. L’universalité de ses infatigables services, qu’elle rend par goût et dont elle se plaint toujours qu’on ne fait pas assez d’usage, lui a valu le sobriquet ridicule qu’on vient de citer. On regrette d’ailleurs que madame Durut, ayant de si bonnes qualités et une excellente politique, tolère une impertinente qualification qui dégrade un sujet essentiel, auquel il semble qu’elle devrait au contraire beaucoup d’égards et de reconnaissance.
    (Réflexion de l’Éditeur.)