Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/190

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
8
LES APHRODITES


eh bien ! malgré cela, je suis enlevée, portée, jetée sur le lit, et, sans qu’on m’ait dit gare, j’en ai de neuf à dix pouces au travers du con.

Célestine (gaiement). — Ouf ! quel accident !

Madame Durut. — Pendant ce temps, mon tempérament et ma colère se prennent aux crins. Je crois me débattre, je fous ; je crois mordre, je baise ; je crois égratigner, je chatouille ; une bordée, décochée si roide qu’il me semble que je vais la rendre par le nez, me donne un moment l’illusion d’une pompe à feu dont on m’aurait appliqué l’embouchure. Je suis suffoquée de rage et de plaisir ; l’endiablé Gascon double, triple, me secoue, me met en eau, me mâte enfin. Oui, Célestine, je l’avoue à ma honte, trois coups foutus d’une seule pièce m’avaient mise à bas, moi, si fière d’avoir fait tête à trois carmes relevés de trois dragons, à cette gageure de la Courtille[1].

  1. Madame Durut a bien voulu nous mettre à même de satisfaire plus amplement la curiosité du lecteur, à propos de l’anecdote dont elle vient de toucher un mot