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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/188

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LES APHRODITES

Célestine (après avoir fait sa revue). — Nous sommes en sûreté.

Madame Durut (prenant une main de Célestine). — Écoute, si jamais tu trouves Une occasion d’être foutue neuf fois, rubis sur l’ongle, je te pardonne d’avance une escapade telle que la mienne d’hier au soir.

Célestine. — Cela n’est pas encore fort clair.

Madame Durut. — Comment ! tu ne comprends pas qu’on me l’a mis neuf fois ?

Célestine. — Qui ?

Madame Durut. — Lui, l’incomparable !

Célestine (impatientée). — Qui diable donc ? tu me ferais sauter au plafond, explique-toi !

Madame Durut. — Pourquoi n’as-tu pas assez d’esprit pour deviner ? Le Gascon d’hier, cet illustre chevalier de Trottignac.

Célestine. — Comment ! cet original ?

Madame Durut. — Oui, tu dis bien, original, et dont il est même assez difficile d’avoir des copies.