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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/187

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ELLE A BIEN FAIT.

Célestine. — Mais, en un mot, où étais-tu à l’heure du souper, à minuit, à quatre heures, à cinq heures ? et quand es-tu rentrée dans ta chambre, dans ce lit, où, je pense, jamais l’heure qu’il est ne t’a surprise ?

Madame Durut. — Quelle heure est-il donc ?

Célestine. — Neuf heures.

Madame Durut. — Que cela ? passe encore. Je veux te répondre par ordre. À l’heure du souper, je soupais ; à minuit, j’étais fort bien ; à quatre heures, à cinq, tout aussi bien. Je suis rentrée dans ma chambre à six, et quoiqu’il soit plus tard que l’heure où je me lève ordinairement, j’ai fait mon sommeil moins long que de coutume, car tu sais que je dors volontiers sept heures de suite, quand j’en ai le temps.

Célestine. — Fort bien ; mais en me mettant au fait de tout ce dont je me passerais, tu n’as pas dit un mot de ce que je voulais savoir.

Madame Durut (se soulevant). — Tout est fermé ? personne ne peut nous entendre ?