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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/170

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LES APHRODITES

Célestine. — Voilà qui est à merveille, monsieur. D’après le bien que dit de vous un homme à la recommandation duquel nous devons beaucoup d’égards, je prends sur moi de vous assurer qu’il sera fait ici tout ce qui peut vous être convenable. (Elle sonne trois fois.) Reste une petite formalité.

Alors il entre un chirurgien examinateur, ayant autour du front un garde-vue de taffetas vert ciré qui s’abaisse jusqu’au menton en s’écartant du visage. On devine que c’est une manière d’annoncer aux gens qu’on ne songe point à regarder leurs traits, et que c’est plus bas que se dirige le ministère doctoral. Un petit domestique à la suite porte une aiguière avec sa cuvette et du linge… Cet appareil ranime les craintes du Gascon. Célestine l’apaise et lui dit fort amicalement qu’il ne s’agit que de s’assurer s’il est en parfaite santé.

Trottignac. — C’est en vérité que l’on dirait que c’est pour se foutre des gens qu’on les reçoit ici !

Célestine (un peu haut). — On ne s’y fout de personne, monsieur. Les princes