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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/160

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LES APHRODITES


le portrait fort ressemblant de ta déesse… avant sa petite vérole.

Tout ceci n’est qu’une mystification. La boîte est du magasin de madame Durut, munie d’une infinité d’objets, de mauvais comme de bon goût, qui jouent leur rôle tour à tour. Ce n’est pas pour la première fois que cette caricature est mise en scène : elle ne restera pas dans les mains de Limecœur.

Limecœur (après quelques moments de contemplation stupide). — Je dois convenir que cette tête n’est pas belle… N’importe, quand je place dessous un corps admirable…

Madame Durut. — Oh ! pour bien faite, on l’est.

Limecœur. — Mais voyez donc, madame Durut, cette gorge est manquée : elle l’a céleste !

Madame Durut. — Un peu noire, et puis il y en aurait trop peu pour certaines gens.

Limecœur (soupirant). — On se ferait à ces yeux-là.

Madame Durut. — Ah ! je trouve, moi, que pour toute expression ils demandent