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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/16

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LES APHRODITES


désigne une adresse qu’il vient de lire ; alors il met pied à terre, laisse son cheval au domestique, se détourne, et, suivant un sentier, ainsi que le tout lui est prescrit, vient contre une maison de peu d’apparence, des deux côtés de laquelle s’étendent de longues murailles qui annoncent un grand emplacement. Il frappe ; un portier aveugle vient lui répondre.

Le Portier (en dedans et porte close). — À qui en voulez-vous ?

Le Chevalier (en dehors). — À madame Durut.

Le Portier. — C’est ici. Êtes-vous seul ? à pied ? à cheval ? en voiture ?

Le Chevalier. — Je suis seul, mes chevaux m’attendent plus loin ; je suis à pied.

Le Portier (ouvrant). — C’est bon ! entrez. (Le chevalier entre, la porte se referme aussitôt ; une grille borne le passage du côté de la cour.) On va vous ouvrir

    rares qui allient à la noblesse la douceur, l’expression et la vivacité. Il revient de Malte, ayant fait ses caravanes. Absent de France depuis quelques années, il a tout le savoir-vivre, toute la candeur dont ses pareils, surtout ceux de la défunte cour, ont eu, depuis ce temps à peu près, l’affectation de se dispenser.