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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/153

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COLIN-MAILLARD.


Dès que le passage est libre, la marquise, alerte comme un chevreuil, s’élance et fuit. Madame Durut, fort tranquillement, prend la clef du masque tyrannique et rend la vue au pauvre Limecœur, qui, ne voyant rien qui lui représente sa céleste amante, demeure stupide et près de se trouver mal.

Limecœur (hors de lui). — Où donc est-elle ?

Madame Durut. — Sans doute au séjour des intelligences célestes. Une déesse s’évapore comme l’odeur d’une fleur. (Ces mots ont rapport à l’inexprimable étonnement que marque Limecœur de se trouver dans une pièce éclairée d’en haut et où il n’y a aucune apparence de porte.) Vous êtes ici, mon cher ami, dans le pays des sortilèges !

Comme il est réellement dans un état à faire compassion, la bonne Durut le force à prendre un peu de vin d’Espagne qui vient de se trouver sous la main dans un tour masqué, aux différents étages duquel sont quelques fruits superbes, des biscuits, des confitures sèches et plusieurs flacons de vins de liqueur.

C’est avec assez d’indifférence que Limecœur se restaure un peu, disant :