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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/139

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OÙ EN SOMMES-NOUS ?

La Marquise. — Il est clair que cet homme est un sot ; mais il est estimable et c’est peut-être ce dont nous devions le moins nous flatter. Va lui dire, Durut, qu’il n’y a rien de fait, mais qu’avant de rompre toute négociation je veux causer un moment avec lui.

Madame Durut. — Vous allez le mettre au comble de la joie.

La Marquise. — Allez. Informez-vous de ce que fait le baron allemand. Qu’il se monte, entendez-vous ? J’aurai peut-être besoin de cette distraction pour effacer le sérieux de tout ceci. Emmenez cet enfant, je vous le recommande : il sert comme un petit ange. (À Belamour, en lui donnant un louis.) Va, mon bel ami.

Belamour baise respectueusement la main de sa bienfaitrice, et se dispose à suivre madame Durut.

Madame Durut. — Ainsi donc je puis introduire notre philosophe.

La Marquise. — Oui, s’il consent au masque aveugle[1]… Qu’on prépare quel-

  1. Le masque aveugle n’est qu’un quart de masque de cire, noir, qui, portant sur la saillie du nez, les pommet-