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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/134

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LES APHRODITES


pos, monsieur de Limecœur. La belle dame est ici depuis quelque temps : elle commençait à perdre patience.

Limecœur. — Je crois cependant n’être pas en retard… (La pendule sonne cinq heures.) Voilà ma justification ; au surplus, ma chère madame Durut, comme je ne viens que pour me dédire…

Madame Durut (étonnée). — Comment ?

Limecœur. — J’ai réfléchi sérieusement sur le parti que j’étais sur le point de prendre avec trop de légèreté. J’ai senti qu’un homme de mon état, ayant mes sentiments, s’exposerait beaucoup…

Madame Durut (avec embarras). — Parlez bas, je vous prie… (Elle va examiner si personne n’est à portée d’entendre.) Où avez-vous dîné ? êtes-vous ivre ?

Limecœur. — Laissez-moi vous déduire mes raisons. Quel rôle, s’il vous plaît, jouerais-je là-bas, jeté parmi l’essaim de nos

    sans tristesse, adoucie par le caractère sensible des yeux et spirituel du sourire. Jambe musculeuse, mais déliée du bas ; poitrine élevée. En tout, une tournure plus voisine de celle des gens de la cour que de celle des piliers de garnison ; vingt-cinq ans.