Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/130

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
118
LES APHRODITES

Madame Durut. — Vous serez contente, vous dit-on.

La Marquise. — Tu l’as prévenu que s’il était agréé, rien ne lui manquerait ?

Madame Durut. — Ce n’est pas ce qui a paru l’intéresser le plus. Il a beaucoup demandé si vous étiez aimable. Je vous ai définie sans vous flatter. Il a paru transporté de plaisir. Comme j’ai scrupuleusement évité de parler de vos agréments, il doit supposer que vous en êtes peu pourvue ; il a eu la délicatesse de ne pas marquer à cet égard la moindre curiosité.

La Marquise (avec demi-soupir). — Voyons ; tu aurais eu la main bien heureuse ! Du temps qui court, les hommes délicats sont des phénix ! Puisses-tu ne t’être point abusée !… (Elle bâille.) Bon Dieu ! que cette demi-heure est longue !

Madame Durut. — Il y a tout juste six minutes que vous l’endurez.

La Marquise. — Pourrait-on avoir un de ces petits amuseurs ?

Madame Durut. — À votre service. Il y a une place vacante ; si madame la marquise protégeait quelqu’un ?