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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/128

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LES APHRODITES


sons cette discussion, et parlons enfin de l’objet pour lequel je suis ici. L’homme que tu m’as choisi remplira, comme tu me l’as mandé, toutes mes vues ?

Madame Durut. — Je crois pouvoir en répondre.

La Marquise. — Il est bien fait ? ni trop, ni trop peu remarquable ?

Madame Durut. — Absolument tel que je vous l’ai dépeint.

La Marquise. — On pourra le montrer partout ?

Madame Durut. — C’est un homme très comme il faut ; il a servi quelque temps ; mais pauvre et sentant qu’il ne sortirait jamais des grades subalternes, il quitta… Au surplus, il est bon gentilhomme…

La Marquise. — C’est son affaire. Les preuves que je lui demanderai ne sont assurément pas de la compétence de Chérin. D’ailleurs, où je veux le mener il se trouve, en manière de gentilshommes, des gens… au niveau desquels il n’est pas difficile de se mettre. Ah, quel mélange j’ai vu tout par là, dans mon premier voyage ! Quelle dose de foi ne me fallait-il pas avoir pour atta-