Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/123

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
111
OÙ EN SOMMES-NOUS ?

Madame Durut. — Sans doute, et d’aussi importantes encore que celle qui vous conduit ici, je conçois que l’on doit se piquer d’exactitude.

La Marquise. — Voilà pourtant une demi-heure que je vais regretter.

Madame Durut. — Vous savez, madame la marquise, qu’ici on ne manque pas de moyens de tuer le temps. Madame voudrait-elle… un livre ?

La Marquise. — Je ne lis jamais.

Madame Durut. — Madame ferait peut-être plus volontiers un tour de jardin ?

La Marquise. — Il fait trop de vent.

Madame Durut. — Je puis procurer à madame un peu de société.

La Marquise (avec indifférence). — Comme quoi ?

Madame Durut. — J’ai là-haut un baron allemand… Il n’est éveillé que depuis une heure. C’est dommage qu’il ne soit pas encore ivre, autrement…

La Marquise. — Quel amphigouri faites-vous-là ?

Madame Durut. — Je dis des choses fort raisonnables.