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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/120

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LES APHRODITES


dement qui te fit agréer cette petite créature ; si elle veut nous rembourser (et peut-être le pourrait-elle), à la bonne heure ; sinon elle restera. Tu sais qu’elle nous est fort nécessaire, et comment la remplacer ?

Madame Durut. — Oh ! gâte-la donc tant que tu voudras. Je te jure, moi, qu’à sa première fredaine, puisqu’elle a tant de goût pour se faire mâtiner, je lui fais passer impitoyablement sur le corps une vingtaine de forts de la Halle, et qu’elle en aura jusqu’à ce qu’elle crève sur la place.

Célestine. — Si j’étais condamnée à mourir, je ne voudrais pas d’un autre supplice ; mais remettons le jugement de ce grand procès à un moment plus calme, et d’abord déjeunons… (Elle sonne.) Je ne perds pas la tête, moi pour qui mons Loulou n’est de rien. Respirons, et nous songerons ensuite à mille petits soins qu’exige la négociation singulière pour laquelle on doit se rendre céans à cinq heures précises.