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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/119

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L’ŒIL DU MAÎTRE.

Madame Durut. — Que sont-ils devenus ?

Célestine. — Qu’importe ?

Madame Durut. — Ils n’échapperont point à ma vengeance.

Célestine. — À bon compte, ils n’en ont pas eu le démenti ; sous ton nez ils ont fait leur affaire… Il n’y avait qu’à rire de toutes ces espiègleries. Voilà pourtant une insurrection du plus dangereux exemple pour cet ordre de serviteurs, et qui rend indispensable de chasser monsieur Loulou ; oui chasser, sans pitié pour ton fichu caprice ; j’entends que tu ne gardes le petit drôle sous aucun prétexte.

Madame Durut (un peu à contre-cœur.) — Soit. Il fera bien de ne pas se montrer devant moi ; je lui arracherais les yeux !

Célestine. — Non, tu le caresserais ; quant à Zoé…

Madame Durut (avec feu). — Chassée, sans miséricorde !

Célestine. — Cela te plaît à dire. Il faut songer qu’elle nous tient lieu de cent cinquante louis dont cet escogriffe de créole nous faisait banqueroute, sans l’accommo-