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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/117

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L’ŒIL DU MAÎTRE.

Madame Durut (avec bruit). — Tiens, tiens, Célestine, ne l’avais-je pas bien dit ? Ils n’en font pas à deux fois… Il se laisse faire ! C’est elle qui le fout, la chienne !

Célestine (déplaçant sa sœur). — Il faut voir cela… (Elle regarde.) Ma foi ! ce sont de bons enfants. Ils nous entendent fort bien. Ils n’en vont pas moins leur petit train ; voilà de la vocation ! (Elle se lève.) À leur place, j’en aurais fait autant. Rien ne console comme un petit coup à la dérobée…

Madame Durut (qui a pris la place à l’instant où Célestine l’a quittée). — C’est pour me braver ! Non, non, je ne souffrirai pas…

Célestine (la prenant par le bras). Lève-toi !… arrache-toi, te dis-je, de cette maudite serrure… (Elle chante.)


Ne dérangeons pas le monde ;
Laissons chacun comme il est…


Madame Durut (ne se dérange pas encore ; après une petite pose.) — Oui, oui, déchargez, chiens maudits ! vous allez maintenant trouver à qui parler. La clef, Célestine ! (Elle tremble de fureur.)