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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/116

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LES APHRODITES


rât quelque temps encore tout à fait ignorant ?…

Célestine (interrompant). — Parce que tu te réservais de la lui apprendre toi-même. Crois-moi, dans ce genre, c’est duperie d’instruire à demi. Dès qu’un écolier, une fois, a connaissance du con, le diable a bientôt fait de lui révéler tout ce qu’on en peut faire. Il fallait, tout d’un temps, passer maître ton blanc-bec, et si Zoé te l’a soufflé, tu n’as, en vérité, que ce que tu mérites. Mais laisse-moi-là ce petit balourd. Il n’y a pas un de ses camarades qui ne vaille, ou mieux, pour ce que tu faisais de lui. Léger, Lavigne, branlent et gamahuchent comme des anges ; tu peux t’en rapporter à moi. Je veux que tu renvoies Loulou, dont la duchesse se plaignait encore l’autre jour, et qui me paraît avoir un mauvais caractère… Mais où vas-tu donc ?

Pendant toute cette tirade madame Durut a paru distraite et rêveuse ; elle vient de se mettre à genoux pour regarder par le trou de la serrure du cabinet où sont enfermés les coupables. Elle les surprend recommençant à commettre la faute pour laquelle ils sont punis.