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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/114

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LES APHRODITES


bien ! n’est-on pas libre donc ? J’sortons et j’allons nous marier.

Zoé (à madame Durut, d’un ton doux). — Oh ! mon Dieu oui, maîtresse, c’est pour cela…

Madame Durut (plus furieuse). — Et toi aussi, vipère. Je vais faire entrer le sourd[1], et leur en faire donner… (Elle veut tirer le cordon d’une sonnette ; mais Célestine l’en empêche.)

Loulou. — Qu’il s’y frotte ! (Il tire de sa poche, en menaçant, un petit couteau de six sous, à prix fixe. Madame Durut a des convulsions de rage.)

Célestine. — Un moment : ne t’emporte pas et ne fais rien dans la colère. (Elle ouvre la porte d’un cabinet.) Passez là dedans, vauriens que vous êtes, on vous parlera tout à l’heure. (Elle leur fait à part une mine d’amitié qui les décide à obéir ; elle les enferme.)

Madame Durut. — Mais tu n’y penses pas ! tu les mets ensemble ! ils vont encore…

  1. Le portier sourd était l’inexorable exécuteur de toutes les fessées que madame Durut se croyait en droit de faire appliquer à sa marmaille domestique.