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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/111

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L’ŒIL DU MAÎTRE.


étaient mal choisis. Voilà ce que je vois de plus criminel dans leur affaire.

Madame Durut (courroucée). — Tu te fiches de moi, je pense ! J’y vois bien d’autres crimes, ma foi ! et les impudents vont être corrigés en conséquence.

Loulou (à part, plus en colère qu’affligé). — Nous verrons ça !

Ce n’est pas sans quelque peine qu’il vient à bout de renfermer dans un étroit pantalon son petit engin, encore tout en train de bien faire. Zoé demeurerait la gorge découverte, si Célestine n’avait la curieuse complaisance de lui rajuster son fichu, après avoir, chemin faisant, un peu visité les séditieux morceaux qui décorent cette poitrine satinée.

Madame Durut (à Zoé). — De quel droit, petite effrontée, au lieu de vous tenir là-bas, où vous attache votre devoir, avez-vous osé venir de ce côté, où il vous est absolument défendu de paraître quand on n’a pas sonné pour moi ? Parleras-tu, coquine ? (Elle lui donne un soufflet.)

Zoé (sanglotant). — Mon Dieu, maîtresse, Loulou m’avait appelée ; j’ai cru que c’était de votre part.