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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/110

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LES APHRODITES


pêter. Voici les premières paroles qu’on distingue :

Madame Durut (encore au dehors). — Oh ! je vous apprendrai, sacrée graine de couilles ! à foutrailler ainsi dans ma maison, au lieu de faire votre service.

Elle entre, ramenant avec violence Loulou débraillé et Zoé décolletée. Elle les rudoie et les secoue, furieuse.

Célestine (à madame Durut). — Te voilà terriblement en colère ! Il s’est donc passé quelque chose de bien grave par là-bas ?

Madame Durut. — Je t’en fais juge. Tandis que nous croquions ici le marmot à attendre notre déjeuner, le petit scélérat, qui devait l’apporter, ne s’amusait-il pas à exploiter mademoiselle sur le coin de la table à manger ! Pendant ce temps, le café, posé sur le marbre du buffet, refroidissait à son aise. Comment donc ! si je n’étais pas survenue, ils en avaient encore pour je ne sais combien de temps ; à peine ma présence a-t-elle pu leur faire lâcher prise.

Célestine. — Je le conçois : quand on y est, il y fait si bon ! Il faut convenir pourtant que l’endroit et surtout le moment