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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/108

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LES APHRODITES


entrer le premier venu de ses gens (qui sont tous des colosses), ou ce que je puis lui fournir ici de nouveau dans le même genre. Pour lors, un bracquemart du plus fort calibre la finit et la venge, cinq ou six fois, de l’innocente pinette qui vient de l’émoustiller.

Célestine. — Cela n’est pas si sot, au moins. À ce grand genre, je parierais que cette femme est du plus haut vol.

Madame Durut. — Oh ! je t’en réponds !

Célestine. — Cela parle de soi-même : qu’une petite bourgeoise se détraque, je la vois se permettre tout platement de faire cocu son imbécile d’époux avec un, deux ou six voisins de sa sorte, à travers des peurs et des périls inexprimables, et puis c’est toujours à recommencer. Mais vive la qualité ! C’est dans cet ordre que les belles imaginations déploient toutes leurs ressources. Que j’aime ces ambitieux tempéraments qui savent tout accaparer, tout s’approprier, qui font contribuer à servir leurs insatiables désirs tous les âges, toutes les conditions ! Que j’aime ces femmes brûlantes qui…

Madame Durut (lui riant au nez). — Que le diable t’emporte avec ta bouffée d’élo-