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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/106

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LES APHRODITES


Tu me renverras la dame que je menacerai, auprès de son mari, de quelques confidences de ma part qui n’iraient à rien moins qu’à la faire coffrer pour le reste de sa vie. (Avec un air de mystère.) N’ai-je pas fourni à cette Messaline jusqu’à trois cent-suisses en un jour ? Elle ne défout pas !

Célestine (soupirant). — Grand bien lui fasse ! “ Avances à la vicomtesse de Chatouilly, neuf cent soixante livres en différents articles. „

Madame Durut. — Cela sera bien payé. En attendant, cet argent n’est pas sorti de la maison. Il s’est répandu en petits salaires sur toute la marmaille mâle et femelle que je puis enrôler. Madame la vicomtesse a le talent d’occuper ici cette espèce pendant des matinées entières à se faire dorloter, manioter, tripoter, baisoter, suçoter, branloter, à six francs par heure pour chaque individu.

Célestine. — Voilà, par exemple, une bizarre fantaisie !

Madame Durut. — D’autant plus bizarre que si, par malheur, quelqu’un de ces petits êtres avait l’ombre d’un poil follet où tu