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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/104

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LES APHRODITES

Célestine. — Peut-être.

Madame Durut. — Je te dis que leur dette envers l’établissement est sacrée, et qu’ils sont trop bien avisés pour manquer d’y faire honneur.

Célestine. — Soit. J’admire en effet comment, tandis que tout le monde a l’air de mourir de faim, nous voyons venir ici nos habitués les poches pleines.

Madame Durut. — Tu serais bien plus surprise encore de voir les joueurs, quand nous aurons une partie ; ils regorgent d’or. Ce n’est pas que les espèces manquent, mais on n’ose en laisser voir, et plus on se refuse, par hypocrisie, pour de vrais besoins, ou pour un luxe extérieur que maintenant il est dangereux d’afficher, plus, en revanche, on est en état de faire des sacrifices pour de secrets plaisirs. Après ?

Célestine. — Rien de plus en souffrance, quant aux abonnements ; mais voici quelques non-valeurs d’un autre genre : « Prêté, à madame de Braiseval, quinze louis. » Elle devait les rembourser au bout de huit jours, le mois est près de finir.

Madame Durut. — Passons ; le lende-