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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/103

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L’ŒIL DU MAÎTRE.


lestine ! (Gaiement, en mettant un peu de papier dans sa tabatière.) Voilà pour ne pas oublier d’être glottinée par l’abbé Suçonnet. Après ? (On reprend le travail.)

Célestine. — Ici viennent quelques articles véreux. Plusieurs aristocrates émigrants avaient écrit pour que leur abonnement continuât ; ils en doivent le montant, et ils sont notés pour leur part des dépenses casuelles. Sans doute ils se flattaient de n’être pas aussi longtemps absents, mais, n’ayant point assisté, peut-être refuseront-ils d’entrer en compte ?

Madame Durut. — Fi donc ! Quel horrible soupçon ! Ils payeront, Célestine. C’est de l’or en barre. Oh ! s’il s’agissait de quelque dette d’un autre genre, comme pour habits, voitures, fournitures de domestiques, il y aurait peut-être à batailler pour le payement ; mais quand il est question pour ces messieurs de demeurer Aphrodites, de n’être pas rayés avec ignominie de la plus heureuse liste, crois qu’ils y regarderont de plus près[1].

  1. Un statut de la dernière rigueur supprimait les mauvais payeurs. Les délais étaient très-courts.