Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/102

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
90
LES APHRODITES


sirs. La plupart du temps on ne songe pas à me proposer la moindre chose.

Célestine. — C’est ce qui fait que parfois tu proposes toi-même, n’est-ce pas ?

Madame Durut. — Mais dame, quand le loup a faim il sort du bois !

Célestine. — Eh bien ! demande à l’abbé Suçonnet un quart d’heure de glottinade.

Madame Durut. — Qu’est-ce que cela ?

Célestine. — C’est le nom qu’il lui a plu de donner à sa manœuvre favorite. Monsieur Suçonnet, qui est un docteur, prétend que rien n’est plus significatif et qu’il convient absolument d’emprunter du grec le nom d’une volupté dont les Grecs nous ont transmis l’usage.

Madame Durut. — Que le mot nouveau soit grec ou parisien, tant il y a que la gamahucherie (en vieux style) est terriblement bonne. Ces Grecs ont eu bien de l’esprit d’avoir inventé cela.

Célestine. — Et sûrement l’abbé les surpasse à la pratique. Fais-toi glottiner par lui, ma chère Agathe, tu m’en diras des nouvelles.

Madame Durut. — Tope, ma chère Cé-