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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/100

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LES APHRODITES

Célestine. — Laisse-moi poursuivre. Bref, j’ai dans la main le plus ridicule petit monstre de vit (celui-ci pour le coup est technique) que la nature ait jamais eu le caprice de produire. Je veux pourtant savoir s’il y a là de quoi faire passer agréablement le temps à une femme ; j’essaye…

Madame Durut. — Eh bien ?

Célestine. — Je suis complétement attrapée. Peu d’adresse ; nul aimant ; un limage sec, méthodique, dont chaque temps-poussé me fait un petit mal. Le cher commandeur s’aperçoit aussitôt que le jeu ne me plaît guère. D’ailleurs, il me paraît un peu faisandé : la menace de ses baisers me fait détourner la tête. Il prend donc son parti galamment, déconne, et, me roulant sur le lit un demi-tour, vient tout uniment attaquer l’autre poste. Grâce à la manie que j’ai de goûter beaucoup ce genre d’hommage, cela prend ; je fais même à mon homme le plus beau jeu du monde. Là, pour le coup, il est délicieux ! On n’encule pas avec plus de précaution, de ménagements et d’accessoires agréables. Depuis ce temps, je distingue fort monsieur le commandeur, et me sers même