Page:Nerciat - Le Diable au corps, 1803.djvu/230

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
198
LE DIABLE AU CORPS.


Tiens :

(Autre secousse.)


Tiens donc… Pompe ma vie… Fais-moi mourir !… Foutre !… Je meurs.

                  (Elle tombe dans un état voisin de l’évanouissement : les yeux fermés, la respiration suspendue… Deux ou trois fois elle fait des demi-bonds sur son siege.)

LE TRÉFONCIER, en contemplation.

Est-on céleste comme cela ! Vois ? Jouis de ton ouvrage, Hector. Ne te l’avais-je pas dit ? — Mais à nous autres maintenant.

                  (À ces mots la Marquise entr’ouvre les yeux, sans changer sa posture qui livre avec la plus grande évidence ses appas secrets. Hector, provoqué comme on vient de le voir par le Tréfoncier, hésite et semble cependant prêt à céder, pourvu que la Marquise qu’il observe avec curiosité, veuille bien ne pas s’offenser de ce qu’ils pourront faire. Elle ne laisse remarquer ni défense ni consentement.

HECTOR, à la Marquise.

Il est comique, M. le Comte ?

LE TRÉFONCIER, avec humeur.

Je suis… Je suis… Point tant d’observations, Monsieur l’ingrat. Vous me devez, bien peut-être. —

LA MARQUISE, souriant.

Un droit de commission ? —

(Elle se rajuste,
et