Page:Nadaud - Chansons, 1870.djvu/28

Cette page n’a pas encore été corrigée


14 GUSTAVE NADAUD. VOLUPTÉ.

Plaisir suprême, adorable magie, Prêtez un charme à mes tendres accents ; Venez, venez, près de mon Émilie, Remplir mon cœur et réveiller mes sens. Loin les soucis !... arrière la contrainte ! Épanchez-vous, torrents des voluptés ; Et sur nos cœurs, unis dans cette étreinte, Versez, versez vos trésors enchantés. Vins généreux, enivrante ambroisie. Sous vos rubis que naissent les plaisirs ! Et, de la coupe où ma raison s’oublie, Faites couler le trouble et les désirs.... Ô ma sultane, ô ma belle maîtresse, De ton amant partage les transports ; Viens sur mon cœur, ivre de mon ivresse ; Viens dans mes bras riches de tes trésors. De tes cheveux, aussi noirs que l’ébène. Laisse tomber les flots au gré des vents ; Ah ! laisse-moi vivre de ton haleine, Voir par tes yeux et sentir par tes sens ! Lèvres de rose, épaule ravissante. Confiez-moi tous vos enchantements ; Marbre sensible et neige éblouissante. Dérobez-vous sous mes embrassements.